Rubâi’Yât

Djalâl-od-Dîn Rûmî

Adaptation et conception Azzedine HAKKA
Avec
Reda ZNIBER, Julie CLOT, Chloé SOURBET, Aude ANTANSE, Cyrinne DOUSS

Djalâl-od-Dîn Rûmî que le monde de l’Islam désigne, par respect, comme « notre maître » (Mawlânâ, Mevlana en turc) n’est pas seulement l’un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIème siècle !) parlait de la fission de l’atome et de la pluralité des systèmes solaires, c’est aussi l’un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l’ordre des derviches tourneurs. La mise de l’homme au diapason du cosmos, l’oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi’yât : comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que « réveiller les mystères du coeur ».

O jour, lève-toi ! des atomes dansent,
Les âmes, éperdues d’extase, dansent :
A l’oreille, je te dirai où entraîne la danse.
Tous les atomes dans l’air et dans le désert,
Sache-le bien sont tels des insensés.
Chaque atome, heureux ou misérable
Est épris de ce soleil dont rien ne peut être dit.

Rubâi'Yât